L'acier à outils est rarement choisi parce qu'il est facile. Il est choisi parce que la pièce finie doit survivre à un contact répété, à l'abrasion, à la charge ou à l'usure de production sans perdre sa fonction trop vite. Cela le rend particulièrement pertinent pour l'outillage, le matériel de montage et les pièces de rechange industrielles.
La question précoce la plus importante est de savoir si la pièce doit être usinée tendre puis traitée thermiquement ensuite, ou usinée plus près de la dureté finale avec un plan de procédé plus conservateur. Cette décision affecte le coût, le calendrier et la stratégie de tolérance.
L'usinage de l'acier à outils coûte typiquement 2 à 5× plus cher que l'aluminium sur la même géométrie, en raison de vitesses de coupe plus lentes, d'une usure d'outil plus élevée et du besoin fréquent de traitement thermique et de rectification après usinage. L'investissement se rentabilise dans les applications où un matériau plus tendre devrait être remplacé toutes les quelques centaines de cycles — une plaque d'usure en D2 durcie, par exemple, peut surpasser l'acier doux d'un ordre de grandeur en service de contact abrasif.